Le Sénégal et cinq autres pays africains auront leur propre production de vaccins à ARN messager

Le Sénégal et cinq autres pays africains auront leur propre production de vaccins à ARN messager

Le Sénégal , l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Kenya, le Nigeria, et la Tunisie ont été choisis par l’Organisation mondiale de la santé afin de permettre au continent africain, qui a souffert d’un accès restreint aux vaccins anti-Covid, de fabriquer ses propres vaccins pour lutter contre la pandémie de coronavirus mais aussi d’autres maladies.

C’est la première annonce de ce sixième sommet Union européenne – Union africaine : la mise en place de moyens de production de vaccins à ARN messager sur le continent. Ce sont l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Kenya, le Nigeria, le Sénégal et la Tunisie qui ont été choisis par l’OMS.

L’OMS a déclaré qu’elle travaillerait avec les six premiers pays choisis pour élaborer une feuille de route en matière de formation et de soutien afin qu’ils puissent commencer à produire des vaccins le plus rapidement possible. La formation doit commencer en mars. La Commission européenne, avec la France, l’Allemagne et la Belgique vont investir 40 millions d’euros pour aider au transfert technologique. Ces laboratoires permettront aussi de produire de l’insuline ou encore un traitement contre le cancer.

Concernant la production de vaccins, l’Afrique du Sud a un train d’avance car le projet a commencé l’an dernier mais n’est pas encore arrivée à l’étape commerciale.

11% de la population du continent vaccinée

Actuellement, l’Afrique importe 99% des vaccins dont elle a besoin et seuls trois pays du continent ont les moyens industriels nécessaires. La priorité qui a donc été affichée lors du sommet, c’est de mettre en œuvre un transfert de technologies. L’objectif de ces pôles régionaux est que le continent puisse fabriquer 60% des vaccins dont il a besoin à l’horizon 2040.

Le président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, s’est félicité de cette annonce mais selon lui, il faut aller plus loin dans le transfert de technologies.

l n’est pas acceptable que l’Afrique soit systématiquement en queue de peloton en matière d’accès aux médicaments. Nous acceptons l’aide qui nous est offerte, mais ce n’est pas un mécanisme viable à long terme.

Pour sortir de la phase aigüe de la pandémie de Covid-19, il faudrait, selon l’OMS, que 70% de la population africaine soit vaccinée avant l’été. Seulement 11% l’est actuellement.

D’autre part, l’Union africaine a de nouveau réclamé la levée des brevets, même temporaire, mais elle s’est encore heurtée à une fin de non-recevoir des Européens.

 

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